Holly Friesen: peindre la nature… au beau milieu de Saint-Henri

Francois Nadeau
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L’artiste tiendra une journée « studio ouvert »

Il y a maintenant cinq ans qu’Holly Friesen s’est installée dans son studio de Saint-Henri, sur la rue Saint-Ambroise. À cette époque, les « choses » allaient un peu moins bien qu’aujourd’hui.

Mais comment est-ce possible de peindre la nature lorsque l’on habite à Saint-Henri, un quartier anciennement industriel, situé tout près du centre-ville?

«J’ai pris le studio de l’autre côté du corridor, car j’étais atteinte d’un cancer du sein et j’avais des traitements de radiothérapie sur une base régulière, se remémore-t-elle. Je me suis dit qu’il me fallait un studio, que je devais peindre pendant que tout ça arrivait.»

Elle poursuit : «C’était très important pour moi, pour m’aider à aller mieux. Je me suis acheté pour dix mètres de toile et 800$ de peinture, et j’ai commencé à travailler.»

C’est ainsi qu’après ses séances de radiothérapie, le matin, elle venait peindre en studio en après-midi.

Aujourd’hui, Holly n’a plus le cancer, mais est toujours dans le même immeuble, dans un studio différent. Elle est également résidante de Saint-Henri, un quartier qu’elle trouve inspirant, aimant parfois aller peindre au parc Sir-George-Étienne-Cartier, situé près de son studio.

L’évolution d’une artiste

Cette native de la Saskatchewan, qui a déménagé au Québec et a vécu pendant une longue période de temps à Tremblant, où elle a ouvert un studio-galerie et a donné des cours de peinture, dit «avoir toujours peint, d’aussi loin que je puisse me rappeler». Elle a également étudié en arts au Collège John Abbott, ainsi qu’à l’Université York, à Toronto. Toutefois, elle affirme que son apprentissage s’est fait en côtoyant et en vivant avec d’autres artistes, et aussi à travers les voyages.

Holly a également appris en peignant des aquarelles dans la nature pendant près de 25 ans. «Ça a été aussi une grande partie de mon apprentissage, en particulier apprendre à voir, à écouter et aussi être avec la nature. C’est de là que vient toute mon inspiration», dit celle qui qualifie ses tableaux de «paysages contemporains», qu’elle ne considère pas comme des reproductions fidèles, mais des interprétations subjectives et personnelles.

L’inspiration grandissante et les limitations de l’aquarelle la poussèrent un jour à peindre à l’huile, et puis l’acrylique, qu’elle utilise sur des toiles de très grande superficie, rendant à l’acte artistique un aspect très physique, requérant mouvements et déplacements de la part de la peintre.

Mais comment est-ce possible de peindre la nature lorsque l’on habite à Saint-Henri, un quartier anciennement industriel, situé tout près du centre-ville?

«Je pensais au départ que je peindrais plus de paysages urbains en arrivant ici, mais au contraire, ça m’a poussé encore plus fortement à peindre la nature», dit-elle en riant.

Un « studio ouvert »

Holly Friesen aime cet espace, son studio, dans lequel elle est excitée de venir travailler tous les matins. C’est pourquoi elle permettra aux gens de venir le visiter et aussi l’observer en train de peindre. «À Tremblant, la galerie était également un lieu de diffusion artistique qui était fréquentée par plein de gens. On discutait, on apprenait à se connaître et on parlait de notre travail. J’aimais beaucoup ce contact et il me manque un peu», conclut celle qui avoue toutefois avoir besoin de solitude pour créer.

Studio ouvert, les 17 et 18 mai, de midi à 20h; 19 et 20 mai, sur rendez-vous.

Au Studio 349 : 4710, rue Saint-Ambroise.

Renseignements : 514 484-6583

Site web : www.hollyfriesen.com

 

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